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© Paul Rousteau
Camille Bertault


Musique  

  > Mardi 11 décembre 2018 à 20h30 | Grande Salle


Le titre de son dernier album est à la fois un clin d’œil, un pas de côté, une revendication : la traduction littérale de Giant Steps, l’historique standard de John Coltrane, dont Camille Bertault avait repris note à note le jeu de saxophone sur une vidéo YouTube – le début de son envol, au printemps 2015. Sur l’album Pas de Géant, elle transforme cet exercice virtuose en un prodigieux manifeste de chanteuse libre qui explique, partage et professe sa passion. Sa démarche ? Des mots, des rythmes, des notes, une manière époustouflante de faire cavaler le sens sur une musique savourée au mieux de sa forme – à toute allure, en pleine douceur, en folle liberté. Au fond, Coltrane l’influence davantage que les chanteuses, même Betty Carter ou Ella Fitzgerald. Pas de Géant est un album qui ressemble à Camille Bertault, à son encyclopédique culture du plaisir, à son goût des cascades, à sa sensibilité soyeuse, à son instinct de la voltige, à sa liberté. Coltrane n’avait pas prévu ça ; mais, là-haut, il doit vraiment sourire.

Il est vrai que son bagage est celui d’une jeune femme de son temps, avec des racines emmêlées mais particulièrement solides. Son père est pianiste de jazz amateur et elle a toujours plus ou moins chanté à ses côtés. A huit ans, elle s’installe au piano et attaque le parcours complet du Conservatoire tout en tendant l’oreille avec passion vers le Brésil. Et elle écoute Jeff Buckley, Björk ou Fiona Apple, Léo Ferré, Barbara ou Serge Gainsbourg… À vingt ans, révolte. Elle ferme ses partitions, bifurque vers la classe d’art dramatique, écrit et joue des pièces pour enfants. Mais le jazz l’a rattrapée. Camille Bertault découvre la théorie derrière ses spontanéités, fusionne l’improvisation et ses joies de cabaret, revient à Ravel par le jazz. Les étapes suivantes se déploient naturellement : elle se filme en chantant la partie de Coltrane sur Giant Steps et le buzz fait son œuvre.



« Avec une virtuosité époustouflante et des paroles raffinées mais ne dédaignant pas une pointe d’humour, Camille Bertault est déjà un grand talent. » Alex Dutilh, France Musique.
Paul Rousteau Paul Rousteau



EN SAVOIR PLUS


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Tarifs (en €)
Plein : 25
Réduit : 22
Abonné : 17
Jeunes : 6


Durée : 1h20

Chant : Camille Bertault
Piano : Fady Farah
Contrebasse/basse : Christophe Minck
Batterie : Donald Kontomanou

Crédits photos : Paul Rousteau

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